La rue des fantomes
Bronzée et reposée, me voilà de retour aux commandes de ce blog. Après ce séjour sous les tropiques, après le bleu de la mer, le bleu du ciel, le vert de la végétation, les couleurs vives des fruits et des fleurs, et la lumière du soleil, après le chant nocturne des crapauds et les bonjour doudou, le retour au froid, à la pollution, au bruit de la circulation et des klaxons n'est pas des plus agréables. Cependant, j'avoue, Pékin m'a accueillie avec du ciel bleu, du soleil et des températures positives. Alors c'est dur mais moins pénible que prévu, les éléments étant un peu de mon côté pour cette fois.
Retour aux choses sérieuses donc et aux chinoiseries en tous genres.
La rue des fantômes est en fait le surnom de la rue qui relie les stations Donzhimen et Beixinqiao. Je ne sais pas si ce sont les chinois ou les expatriés qui l'ont rebaptisées ainsi, mais c'est du à l'abondance des lanternes qui caractérisent cette rue.
Bordées de restos chinois de tous les côtés, cette rue est particulièrement impressionnante le soir, lorsque les lumières s'allument.
En fait cette rue a quelque chose du Pékin mystérieux tel qu'on peut l'imaginer avant d'y avoir mis les pieds. Parce qu'une fois sur place, la réalité n'a plus grand chose à voir avec ce que l'on a pu envisager.
A part une ou deux exceptions, tous les restos de cette rue sont des bouibouis chinois. On y va de bon coeur et une fois sur place on se dégonfle facilement devant les conditions d'hygiène parfois douteuses. Enfin ce qui fait le spectacle ce sont surtout les lanternes et les rabatteurs, pas forcément le contenu des assiettes.






