La Chine & l'Unesco
Mon objectif de visiter tous les sites Unesco de Grèce ayant presque été atteint (15/16), je suis motivée pour me fixer le même objectif en Chine. Bon je ne suis pas certaine d'y parvenir totalement car déjà 15 sites à visiter dans un petit pays, ça n'a pas été simple, alors 41 sites dans un grand pays ... je sens que ça va être sportif ! Et comme vous le voyez sur la carte, les sites sont éparpillés un peu partout sur le territoire chinois. Mais la motivation est là, et rien de tel qu'un petit défi pour pimenter le séjour. Comme s'il n'allait pas être suffisament pimenté tout seul me direz-vous ... ce n'est pas faux. Mais bon il y a des objectifs plus pourris que celui de se forcer à faire du tourisme non ?
Bref c'est parti pour une petite liste de 41 sites ... j'en profite pour vous signaler que je fais un effort et que je me limite aux sites classés, car il y a également 53 sites soumis à la liste indicative !
J'ai regroupé les sites par "régions". Changement de blog, changement de pays, mais pas de changement du côté des manies, les cartes sont toujours de sortie ! Et si vous, vous vous en fichez de localiser les sites, ce n'est pas bien grave, moi ça m'aide à les identifier et à les mémoriser.
D'est en ouest pour commencer et puis toujours d'est en ouest par la suite, mais un peu comme un serpent ...
La mythique région du Tibet
Si on m'avait dit qu'un jour j'irai au Tibet, je ne l'aurais pas cru. Pas spécialement motivée ni intéressée. Mais heureusement il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, d'ailleurs je vais vivre en Chine, et ça non plus, il y a encore 1 an, je ne l'aurais pas cru. Ce qui est bien avec le Tibet c'est que j'ai déjà des candidates tentées par la visite ! Alors prochainement : A nous le palais du Potala, palais d'hiver du dalaï-lama depuis le VIIe siècle ! Il symbolise le bouddhisme tibétain et son rôle central dans l'administration traditionnelle au Tibet. Le complexe s'élève sur la Colline rouge au centre de la vallée de Lhasa, à 3 700 m d'altitude. Mmm Emilie si tu ne veux pas tourner de l'oeil il va falloir t'habituer à l'altitude ... une petite balade hebdomadaire à Montmartre c'est le minimum côté entrainement hein !? Bref le site comprend le Palais blanc et le Palais rouge, et leurs bâtiments annexes. Fondé également au VIIe siècle, le monastère du Temple de Jokhang est un complexe religieux bouddhiste exceptionnel. Norbulingka, le palais d'été du dalaï-lama, construit au XVIIIe siècle, est un chef d'oeuvre de l'art tibétain. La beauté et l'originalité de l'architecture de ces trois sites, leur riche décoration et leur intégration harmonieuse dans un paysage admirable s'ajoutent à leur intérêt historique et religieux.
La province du Gansu

Situées en un point stratégique de la Route de la soie, à un carrefour de la circulation des richesses et des influences religieuses, intellectuelles et culturelles, les 492 cellules et sanctuaires rupestres de Mogao sont célèbres pour leurs statues et leurs peintures murales, qui reflètent un millénaire d'art bouddhique. Bon là comme ça, à première vue, ce n'est pas le site qui m'attire le plus. Mais le côté route de la soie je trouve ça chouette, rien que le nom donne l'impression de voyager. Et rien que d'y penser, j'ai la chanson de Pascal dans la tête. "Rêve d'orient".
La province du Sichuan

Elle regroupe plusieurs sites, donc à première vue il s'agit d'une région "rentable" en terme de déplacement. Sauf qu'en y regardant de plus près, le Yunnan est une province plutôt étendue, étendue dans le genre elle représente 72 % du territoire français. Donc rentable moui, mais pas au point de n'y consacrer qu'un week-end quoi !
A première vue, un système d'irrigation ce n'est pas ce qu'il y a de plus sexy à visiter donc celui-là, ce sera soit en passant à côté, soit à la fin du séjour, mais il ne sera pas en tête de liste. La construction du système d'irrigation de Dujiangyan a commencé au IIIe siècle av. J.-C. Le système continue de réguler les eaux de la rivière Minjiang et de les distribuer sur les terres fertiles des plaines de Chengdu. Le Mont Qingcheng est le berceau du taoïsme qui est célébré par une série de temples anciens.
Elles par contre, elles en jettent ! Les statues géantes du temple d'Abou Simbel ont de la concurrence. Rien de tel pour se sentir petit, petit, petit ... Les montagnes abruptes de la région de Dazu abritent une série exceptionnelle de sculptures rupestres datant du IXe au XIIIe siècle. Celles-ci sont remarquables à plusieurs égards : leur grande qualité esthétique, la richesse de leurs sujets, tant séculiers que religieux, et l'éclairage qu'elles portent sur la vie quotidienne en Chine à cette époque. Elles témoignent aussi de façon éclatante de la fusion harmonieuse du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme.
Les Sanctuaires du grand panda du Sichuan abritent plus de 30 % de la totalité mondiale de pandas géants en voie d'extinction et comprennent sept réserves naturelles et neuf parcs paysagers dans les montagnes Qionglai et Jiajin. Les sanctuaires constituent la plus importante source de grands pandas pour l'établissement de populations de l'espèce en captivité. Ils abritent aussi un certain nombre d'espèces en danger à l'échelle mondiale comme le petit panda, la panthère des neiges et la panthère nébuleuse. Bon déjà les petits et les gros pandas, j'ai très très envie de les voir en vrai, mais alors les panthères ... je tiens à les rencontrer en portant mes vêtement léopard "greek fashion". Mmm Julie Céline Emilie ? Partantes ? Sur le plan botanique, il s'agit de l'un des sites les plus riches du monde car sa flore compte entre 5 000 et 6 000 espèces appartenant à plus de 1 000 genres. Eh bien ça va en faire des photos de fleurs tout ça !!!
Dans le nord-ouest de la province du Sichuan, la région de Huanglong comprend des sommets couverts de neiges éternelles et le glacier chinois situé le plus à l'est. À ses paysages de montagne s'ajoutent des écosystèmes forestiers très variés, associés à des formations karstiques spectaculaires, des chutes d'eau et des sources d'eau chaude. La région abrite un certain nombre d'espèces animales menacées, dont le panda géant et le singe doré à nez camus du Sichuan. Eh bien ça a l'air magnifique, j'ai hate d'admirer ce paysage de mes propres yeux.
S'étendant sur une superficie de 72 000 ha dans le nord de la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou, extrêmement accidentée, culmine à plus de 4 800 m d'altitude et comprend de ce fait une série d'écosystèmes forestiers très variés. Ses superbes paysages se caractérisent notamment par un chapelet de cônes karstiques étroits et des chutes d'eau spectaculaires. La vallée abrite, en outre, quelque 140 espèces d'oiseaux, ainsi qu'un certain nombre d'espèces végétales et animales menacées, dont le panda géant et le takin du Sichuan. Je sens que le Sichuan va me plaire. Il paraît que côté cuisine c'est sympa aussi ... peut-être un peu épicé pour la chochotte que je suis mais je suis confiante !
C'est ici, dans le paysage d'une grande beauté sur du mont Emei, que fut édifié au Ie r siècle le premier temple bouddhiste chinois. Rien que pour ça, ça mérite le détour. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l'un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s'y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. 43 fois ma taille ... à côté on doit juste être ridicule. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu'aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans.
La province du Yunnan

La vieille ville de Lijiang, harmonieusement adaptée à la topographie irrégulière de ce site commercial et stratégique clé, a conservé un paysage urbain historique de grande qualité et éminemment authentique. Son architecture est remarquable par l'association d'éléments de plusieurs cultures réunies durant de nombreux siècles. Moui ça m'a l'air joli. Lijiang possède également un système d'alimentation en eau extrêmement complexe et ingénieux qui fonctionne toujours efficacement. Oui bon pareil que pour ... ce sera vraiment pour la fin ou alors en passant à côté, un système d'alimentation en eau ça ne fait pas vraiment rêver !
Composé de huit groupes d'aires protégées contenues dans le Parc national des trois fleuves parallèles, dans le nord-ouest montagneux de la province du Yunnan, ce site de 1,7 million d'hectares comprend des secteurs du cours supérieur de trois des grands fleuves d'Asie : le Yangtze, le Mékong et le Salouen. Les noms des fleuves me donnent déjà l'impression de voyager. Ils me mettent des images dans la tête, mais elles n'ont rien à voir avec les photos qu'on trouve sur internet. Raison de plus pour aller vérifier en personne à quoi ressemble ces fleuves qui coulent pratiquement en parallèle, du nord vers le sud, à travers des gorges vertigineuses qui peuvent atteindre 3 000 mètres de profondeur et sont bordés de hauts sommets dont les pics glacés dépassent 6 000 mètres. Cette région tempérée est la plus riche du monde en diversité biologique, et elle est également un épicentre de la biodiversité en Chine.
Les provinces du Yunnan, du Guizhou et du Chongqing
La région du Karst de Chine du Sud s'étend sur une superficie d'un demi-million de kilomètres carrés principalement dans les provinces du Yunnan, du Guizhou et du Guangxi. C'est l'un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. Bon alors Karst ... ce n'est pas un mot que j'emploie tous les jours. La définition de wikipédia : Le karst est une structure géomorphologique résultant de l'érosion hydrochimique et hydraulique de formations de roches carbonatées ... on continue ou vous avez compris ? Bon on va dire que les karst ce sont des montagnes avec des formes surprenantes et inhabituelles. Les karst classés s'étendent sur 3 provinces ... j'ai pas fini de vadrouiller moi !
La province du Shaanxi
Sur ce site archéologique qui ne fut découvert qu'en 1974, il reste sans doute des milliers de statues à mettre au jour. C'est là que Qin, premier unificateur de la Chine, mort en 210 av. J.-C., repose au centre d'un ensemble qui évoque le schéma urbain de sa capitale Xianyan, entouré d'une armée de guerriers en terre cuite devenus rapidement célèbres dans le monde. Ces personnages, tous différents, avec leurs chevaux, leurs chars et leurs armes, sont des chefs-d'oeuvre de réalisme, qui constituent aussi un témoignage historique inestimable. Eh bien ce site là il a juste l'air énorme et je meurs d'envie de le découvrir. Une armée de terre, rien que ça !
Les provinces du Gansu, du Ningxia, du Shaanxi, du Hebei et du Liaoning
La Grande Muraille
Vers 220 av. J.-C., Qin Shin Huang entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif cohérent contre les invasions venues du nord. Poursuivis jusque sous les Ming (1368-1644), ces travaux ont produit le plus gigantesque ouvrage de génie militaire du monde. Son importance historique et stratégique n'a d'égale que sa valeur architecturale. Et apparement c'est la seule construction humaine visible depuis l'espace. Plus de 6 000 km de murs ... je ne pense pas vraiment la parcourir sur toute sa longueur, d'ailleurs je ne suis pas certaine que ce soit possible, mais il y a déjà de quoi faire de belles balades. Je crois qu'en fait elle doit s'étendre encore plus que ça car j'ai lu quelque-part qu'elle faisait plus ou moins la frontière avec la Corée du Nord à certains endroits. A vérifier quand-même.
La province du Hunan
S'étendant sur plus de 26 000 ha dans la province du Hunan, le site est dominé par plus de 3 000 piliers et pics de grès à quartzite dont beaucoup ont plus de 200 m de haut. Il se caractérise aussi par la présence de torrents, de gorges, d'étangs et d'une quarantaine de grottes, ainsi que de deux très grands ponts naturels. Ouh là là j'ai hate de le voir cet endroit là ! Les Météores et La Cappadoce à côté ça doit être tout petit. Et pourtant c'était déjà impressionnant. À l'extraordinaire beauté des paysages s'ajoute le fait que la région abrite un certain nombre d'espèces végétales et animales menacées d'extinction.
Les provinces du Hunan, de Chongqing, du Guandong, du Jianxi et du Fujian
Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l'altération et l'érosion). Bon là le vocabulaire est un peu compliqué. Endogène ... je n'utilise pas ce mot au quotidien j'avoue. Mmm ... je vais essayer de le caser dans une conversation prochainement tiens ! Juste pour voir la tête de mes interlocuteurs. Et exogène aussi après tout ! Pourquoi se priver. Allez je me donne une semaine pour le faire ! Sinon le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d'érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.
La province du Guandong
Macao, riche port marchand d’une grande importance stratégique dans l’essor du commerce international, a été un territoire sous administration portugaise du milieu du XVIe siècle à 1999, date à laquelle il passa sous souveraineté chinoise. Avec sa voie principale et ses bâtiments – résidentiels, religieux ou publics – portugais et chinois, le centre historique de Macao témoigne de la fusion unique d’influences esthétiques, culturelles, architecturales et technologiques de l’Orient et de l’Occident. Le site inclut également une forteresse et un phare qui est le plus ancien de Chine. Ah s'il y a un phare, je suis obligée d'aller voir. La suprématie des phares bretons ne fait aucun doute, mais je préfère vérifier ! Le site témoigne d’une des rencontres les plus anciennes et les plus durables entre la Chine et l’Occident, sur la base d’un commerce international florissant.
Les diaolou, maisons fortifiées de village de Kaiping, bâties sur plusieurs étages, témoignent d’une fusion complexe et flamboyante des formes structurelles et décoratives chinoises et occidentales. Oui parce qu'à première vue j'imagine bien ce genre de construction dans le sud de l'Allemagne ou en République Tchèque. Elles sont le reflet du rôle significatif que jouèrent les émigrés de Kaiping dans le développement de plusieurs pays en Asie du Sud, en Australasie et en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il y a quatre groupes de diaolou dont une vingtaine de bâtiments ont été inscrits sur la Liste. Il existe trois types de bâtiments : les tours communautaires construites par plusieurs familles et utilisées comme refuges temporaires, les tours résidentielles construites par de riches familles à des fins résidentielles et défensives, et les tours de guet. Fabriqués en pierre, en pisé, en brique ou en béton, ces édifices symbolisent la fusion complexe et réussie des styles architecturaux chinois et occidentaux. Harmonieusement intégrés dans le paysage environnant, les diaolou représentent l’épanouissement de traditions locales – nées sous la dynastie des Ming – en matière de construction visant à se défendre contre les bandits.
Les provinces du Jianxi et du Fujian
La région du mont Wuyi est considérée comme la plus exceptionnelle pour la conservation de la biodiversité dans le sud-est de la Chine. C'est un refuge pour bon nombre d'espèces réliques, dont beaucoup sont endémiques de la Chine. La beauté sereine des gorges spectaculaires de la rivière aux Neuf Coudes avec ses nombreux temples et monastères – dont plusieurs sont en ruine – a été le cadre du développement du néo-confucianisme qui s'est répandu et a fortement influencé les cultures d'Asie orientale à partir du XIe siècle. Au Ie r siècle av. J.-C., la localité voisine de Chengcun a été une grande capitale administrative, construite par la dynastie Han. Derrière ses murailles massives se trouve un site archéologique de grande importance.
La province du Fujian
Le site des Tulou du Fujian, comprend 46 maisons de terre, construites entre le XVe et le XXe siècle et disséminées sur plus de 120 km dans le sud-ouest de la province de Fujian, dans l’arrière-pays du détroit de Taiwan. Dressées au milieu de rizières, de champs de thé ou de tabac, les tulou sont des habitations en terre de plusieurs étages. Circulaires ou carrées, elles sont orientées vers l’intérieur et pouvaient abriter jusqu’à 800 personnes. Elles ont été construites dans un but défensif, autour d’une cour centrale avec des fenêtres ouvertes vers l’extérieur seulement à partir du 1er étage et une seule entrée. Servant d’habitation à tout le clan, les tulou fonctionnaient comme des entités villageoises et étaient aussi appelées « petits royaumes familiaux » ou « petites villes prospères ». Les tulou présentent des murs de boue fortifiés couverts par des toits de tuiles avec de larges avant-toits en surplomb. Les constructions les plus élaborées datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Les bâtiments étaient divisés verticalement entre les familles qui disposaient chacune de deux ou trois pièces à chaque étage. Contrastant avec l’aspect sobre de l’extérieur, l’intérieur des tulou étaient conçu pour le confort et souvent richement décoré. Ces édifices sont inscrits en tant qu’exemples de bâtiments exceptionnels de par leur taille, leur tradition de construction et leur fonction, ils constituent un exemple unique de peuplement humain, fondé sur une vie en communauté et des besoins défensifs tout en maintenant une relation harmonieuse avec leur environnement. Les photos ne me donnent pas particulièrement envie d'y aller, mais apparement ça vaut vraiment le coup d'oeil alors pourquoi pas ...
La province du Jianxi
Le site du mont Lushan, dans le Jiangxi, constitue l'un des foyers spirituels de la civilisation chinoise. Temples bouddhistes et taoïstes et hauts lieux du confucianisme, où enseignèrent les plus grands maîtres, s'y fondent harmonieusement dans un paysage d'une saisissante beauté dont s'inspirèrent d'innombrables artistes qui consacrèrent l'approche esthétique de la nature propre à la culture chinoise. Les paysages ont l'air vraiment magnifiques. J'ai du mal à croire que je vais pouvoir voir ça en vrai !
Le Parc national du mont Sanqingshan. Ce site de 22 950 ha, situé à l’extrémité ouest de la chaîne des monts Huaiyu, au nord-est de la province du Jiangxi (centre-est de la Chine) a été inscrit pour la qualité esthétique exceptionnelle de son paysage, remarquable par la présence de 48 pics et 89 colonnes de granit dont beaucoup ressemblent à des silhouettes humaines ou animales. La beauté naturelle du mont Sanqingshan, culminant à 1817 m, est rehaussée par la juxtaposition de ces formations granitiques, de la végétation et des conditions météorologiques qui créent un paysage à couper le souffle, toujours changeant avec des halos brillants sur les nuages et des arcs-en-ciel blancs. Eh bien avec tous ces paysages à couper le souffle, il va falloir que je m'entraine à l'apnée ! La région est soumise à une combinaison d’influences maritimes et subtropicales de mousson ; elle forme une île de forêt tempérée au-dessus du paysage subtropical qui l’entoure. Le parc comprend aussi des forêts, de nombreuses chutes d’eau, dont quelques-unes de 60 m de haut, des lacs et des sources.
La province du Hubei
Les palais et temples qui constituent le noyau de ce complexe de bâtiments séculaires et religieux forment une réalisation architecturale et artistique exemplaire de l'époque des dynasties chinoises des Yuan, Ming et Qing. Po po va falloir que je me documente un peu sur toutes ces dynasties car je suis complètement larguée. Les flancs des montagnes de Wudang (province du Hubei) et leurs vallées panoramiques abritent ce site qui fut construit en tant qu'ensemble organisé pendant la dynastie des Ming (XIVe -XVIIe siècle) et qui comporte également des bâtiments taoïstes datant du VIIe siècle. L'ensemble représente l'apogée de l'architecture et de l'art chinois sur une période d'environ un millénaire.
La province du Anhui
Les deux villages traditionnels de Xidi et de Hongcun ont conservé à un degré remarquable l'aspect propre aux peuplements non urbains qui, pour la plupart, ont disparu ou se sont transformés au cours du dernier siècle. Le tracé des rues, leur architecture et leur décoration, ainsi que l'intégration des maisons dans un vaste réseau d'alimentation d'eau, sont des vestiges uniques. Bizzarement ces villages ne font pas très asiatiques, je leur trouve un look européen. Européen du nord en plus. A cause du ciel gris peut-être. Et des toits gris aussi.
Célébrée durant une bonne partie de l'histoire chinoise dans l'art et la littérature (par exemple dans le style shanshui « montagne et eau », milieu du XVIe siècle), Huangshan, la plus belle montagne de Chine, exerce toujours la même fascination sur les visiteurs, les poètes, les peintres et les photographes d'aujourd'hui venus en pèlerinage dans ce lieu enchanteur, connu pour son paysage grandiose composé de nombreux rochers et pics granitiques émergeant d'une mer de nuages. Si les poètes y vont, j'y ai ma place effectivement. Comme à Cythère !
La province du Zhejiang
Le paysage inscrit a inspiré des poètes, artistes et érudits renommés depuis le IXe siècle. Il comprend de nombreux temples, pagodes, pavillons, jardins, arbres d'ornement, ainsi que des chaussées et des îles artificielles. Ces éléments ont été ajoutés afin de parfaire le paysage à l'ouest de la ville de Hangzhou, au sud du fleuve Yangtze. Le lac de l'Ouest a influencé de façon durable l'aménagement paysager et l'art des jardins en Chine, au Japon et dans la péninsule coréenne depuis des siècles. Il s'agit d'un témoignage exceptionnel d'une tradition culturelle d'embellissement des paysages en vue de créer une série de panoramas reflétant une fusion idéalisée entre les hommes et la nature.
La province du Jiangsu
Le paysagisme classique chinois, qui cherche à recréer des paysages naturels en miniature, est représenté de façon exceptionnelle dans les neuf jardins de la ville historique de Suzhou, universellement reconnus comme étant des chefs-d'œuvre du genre. Aménagés du XIe au XIXe siècle, ils reflètent dans leur conception méticuleuse la grande importance métaphysique de la beauté naturelle dans la culture chinoise.
La province du Henan
> Les grottes et niches de Longmen abritent le plus grand et le plus impressionnant ensemble d'œuvres d'art chinoises des dynasties des Wei du Nord et Tang (316 - 907). Ces œuvres, dont les sujets touchent exclusivement à la religion bouddhiste, représentent l'apogée de l'art chinois de la sculpture sur pierre.
Songshang est considéré comme le mont sacré central de la Chine. Au pied de cette montagne haute de 1500 mètres, à proximité de la ville de Dengfeng, dans la province du Henan, s'étendent sur 40 kilomètres carrés huit ensembles d'édifices, qui comprennent notamment trois portes Que Han -vestiges des plus anciens édifices religieux d'Etat chinois-, des temples, la plateforme du cadran solaire de Zhougong et l'observatoire de Dengfeng. Edifiées tout au long de neuf dynasties, ces constructions reflètent de différentes manières la perception du centre du ciel et de la terre et le pouvoir de la montagne comme centre de dévotion religieuse. Les monuments historiques de Dengfeng figurent parmi les meilleurs exemples de bâtiments anciens voués à des activités rituelles, scientifiques, technologiques et éducatives.
Le site archéologique de Yin Xu, proche de la ville d'Anyang, à quelque 500 km au sud de Beijing, fut la dernière capitale de l'ancienne dynastie Shang (1300-1046 av. J.-C.). Il témoigne de l'âge d'or de la culture, de l'artisanat et des sciences de la Chine antique, une période de grande prospérité de l'âge du bronze chinois. Beaucoup de tombes et palais royaux, prototypes de l'architecture chinoise postérieure, ont été mis à jour sur le site dont l'aire du Palais et les sanctuaires ancestraux royaux, où sont rassemblées plus de 80 fondations de maisons et la seule tombe d'un membre de la famille royale de la dynastie Shang encore intacte, le tombeau de Fu Hao. Un grand nombre de superbes objets funéraires y porte le témoignage du niveau avancé de l'artisanat Shang. Les inscriptions sur les ossements trouvés à Yin Xu et utilisés pour les oracles ont une valeur testimoniale immense sur le développement du plus ancien langage systématique écrit, sur les croyances et le système social anciens.
La province du Shandong, du Hubei, du Hebei, du Tianjin, de Beijing et du Liaoning
L’extension ajoute trois tombes impériales de la dynastie Qing à Liaoning aux tombes Ming inscrites en 2000 et 2003. Les trois tombes impériales de la dynastie Qing dans la province de Liaoning comprennent la tombe Yongling, la tombe Fuling et la tombe Zhaoling, toutes construites au XVIIe siècle. Erigées pour les empereurs fondateurs de la dynastie Qing et leurs ancêtres, ces tombes obéissent aux préceptes de la géomancie chinoise traditionnelle et de la théorie du fengshui. Elles offrent une riche décoration de statues en pierre, de bas-reliefs et de dalles ornées de dragons, illustrant l’évolution de l’architecture funéraire sous la dynastie Qing. Les trois complexes funéraires et leurs nombreux édifices conjuguent les traditions héritées des dynasties précédentes et les innovations de la civilisation mandchoue.
La province du Shandong
Le temple, le cimetière et la demeure de famille du grand philosophe, politicien et éducateur Confucius (VIe -Ve siècle av. J.-C.), sont situés à Qufu, ville de la province de Shandong. Le temple construit à sa mémoire en 478 av. J.-C., détruit et reconstruit au cours des siècles, compte aujourd'hui plus de cent bâtiments. Le cimetière contient les tombes de Confucius et de plus de 100 000 de ses descendants. La petite maison de la famille Kong est devenue une demeure aristocratique gigantesque dont subsistent 152 bâtiments. L'ensemble des monuments de Qufu a préservé son exceptionnelle qualité artistique et historique grâce à la dévotion des empereurs de Chine pendant plus de deux millénaires.
Objet d'un culte impérial pendant près de deux millénaires, le mont sacré Tai abrite des chefs-d'œuvre artistiques en parfaite harmonie avec la nature environnante. Il a toujours été une source d'inspiration pour les artistes et les lettrés chinois et il est le symbole même des civilisations et des croyances de la Chine ancienne.
La province du Shanxi
Les grottes de Yungang, à Datong, province du Shanxi, avec leurs 252 grottes et leurs 51 000 statues, représentent une réussite exceptionnelle de l'art rupestre bouddhique en Chine au Ve et au VIe siècle. Les Cinq Grottes, réalisées par Tan Yao avec une stricte unité du plan et de la conception, sont un chef d'œuvre classique de la première apogée de l'art rupestre bouddhique en Chine.
Avec ses cinq plateaux, le Mont Wutai est une montagne sacrée bouddhiste. Ce paysage culturel compte 41 monastères, dont la grande salle orientale du temple de Foguang, l’un des derniers édifices en bois de la dynastie Tang existant, orné de sculptures d’argile grandeur nature. Il abrite également le temple Shuxiang de la dynastie Ming, vaste ensemble de 500 statues représentant les légendes bouddhistes tissées dans des décors de montagnes et d’eau en trois dimensions. Globalement, les bâtiments de ce site illustrent la façon dont l’architecture bouddhiste a contribué au développement et influencé la construction de palaces en Chine pendant plus d’un millénaire. Le Mont Wutai, littéralement « la montagne aux cinq terrasses », est le plus haut du nord de la Chine. Il est particulièrement remarquable de par sa typologie, faite de pentes vertigineuses et de cinq sommets dénudés. Les temples ont été construits sur ce site à partir du 1er siècle ap. J.C. et ce jusqu’au début du 20è siècle.
Ping Yao est un exemple exceptionnellement bien préservé de cité chinoise Han traditionnelle fondée au XIVe siècle. Son tissu urbain est l'exemple même de l'évolution des styles architecturaux et de l'urbanisme en Chine impériale durant cinq siècles. Les imposants édifices liés à l'activité bancaire sont particulièrement intéressants et rappellent que Ping Yao fut le plus grand centre bancaire de toute la Chine au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
La province du Hebei
La résidence de montagne, palais d'été de la dynastie Qing dans la province du Hebei, fut construite de 1703 à 1792. C'est un vaste ensemble de palais et de bâtiments administratifs et cérémoniels, de temples aux architectures très variées et de jardins impériaux s'intégrant subtilement à un paysage de lacs, de pâturages et de forêts. Outre son intérêt esthétique, la résidence de montagne est un témoignage historique précieux sur le développement final de la société féodale en Chine.
Les provinces de Beijing et du Tientsin
> Le palais d'Été de Beijing, créé en 1750, détruit en grande partie au cours de la guerre de 1860, puis restauré sur ses fondations d'origine en 1886, est un chef-d'œuvre de l'art des jardins paysagers chinois. Il intègre le paysage naturel des collines et des plans d'eau à des éléments de fabrication humaine tels que pavillons, salles, palais, temples et ponts, pour en faire un ensemble harmonieux et exceptionnel du point de vue esthétique.
À 42 km au sud-ouest de Pékin, le site, dont l'exploitation scientifique continue, a permis notamment de découvrir, accompagnés d'objets variés, les restes de Sinanthropus pekinensis, qui vivait au pléistocène moyen, puis des restes d'Homo sapiens sapiens, datables de -18 000 à -11 000. Le site n'apporte pas seulement un témoignage exceptionnel sur les sociétés humaines du continent asiatique à une époque très reculée, mais illustre aussi le processus de l'évolution.
Fondé dans la première moitié du XVe siècle, le temple du Ciel forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte, situés dans des jardins et entourés de pinèdes historiques. Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le ciel et la terre – le monde humain et le monde divin – essence de la cosmogonie chinoise, ainsi que le rôle particulier des empereurs dans cette relation.
Les provinces de Beijing et du Liaoning
Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang
Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.
La province de Jilin
Capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo
Ce site comprend les vestiges archéologiques de 3 villes et 40 tombeaux : la ville de montagne de Wunu, la ville de Guonei et la ville de montagne de Wandu, 14 tombeaux impériaux et 26 tombeaux de nobles. Tous appartiennent à la culture koguryo qui doit son nom à la dynastie qui régna sur une partie de la Chine septentrionale et sur la moitié septentrionale de la péninsule coréenne entre 277 av. J.-C. et 668 apr. J.-C. La ville de montagne de Wunu n’a été que partiellement dégagée par les fouilles. La ville de Guonei, située sur le territoire de la ville moderne de Ji-an, joua le rôle de capitale secondaire après le transfert de la capitale principale de Koguryo à Pyongyang. La ville de montagne de Wandu, l’une des capitales du royaume de Koguryo, contient de nombreux vestiges dont un vaste palais et 37 tombeaux. Certains tombeaux renferment des plafonds à l’architecture savante, conçus pour coiffer de vastes espaces sans colonnes et supporter la lourde dalle de pierre ou le tertre qui les surmontait.

































































































